Ce que vous ne voyez pas en visite
Un négociateur regarde un bien avec l’œil de la vente : la surface, la lumière, l’agencement, l’état des sols. Ce qui lui échappe, c’est la fissure en escalier au pied du pignon, la descente d’eau qui se vide contre le mur, ou l’entrée d’air condamnée dans une maison qu’on vient d’isoler.
Quelques mois après la vente, l’acquéreur les découvre. Et c’est vers l’agence ou l’étude qu’il se tourne, parce qu’elle était là, et qu’elle n’a rien dit.
Que vous la suiviez seul ou avec vos collaborateurs, cette formation ne fait pas de vous des experts en bâtiment : ce n’est ni possible en deux jours, ni souhaitable. Elle vous donne ce qui manque réellement : savoir quoi regarder, dans quel ordre, et à quel moment dire « je ne peux pas me prononcer là-dessus, il faut le faire regarder ».
C’est cette phrase, dite au bon moment, qui protège une agence ou une étude.
Une méthode, pas un catalogue de pathologies
Les désordres d’un bâtiment sont innombrables ; la démarche pour les aborder ne l’est pas. La formation s’organise autour d’une méthode en quatre temps, que vos collaborateurs appliqueront ensuite à toutes les situations.
VOIR
Parcourir le bien dans un ordre fixe, du terrain aux combles. L’ordre évite l’oubli - et l’oubli est la seule faute qu’on ne rattrape pas.
QUALIFIER
Situer ce qu’on observe sur trois niveaux de vigilance, sans se prononcer sur la cause. Un symptôme n’est pas un diagnostic.
TRACER
Écrire l’observation en termes factuels et photographier au moment où on la voit. Ce qui n’est pas consigné immédiatement peut être effacé, repeint ou rebouché avant la prochaine visite.
ORIENTER
Décider : rien à signaler, à signaler, ou avis technique nécessaire. Puis le formuler au client de façon claire et proportionnée.
Le programme : 14 heures
Deux journées pour installer une méthode directement applicable lors des visites immobilières.
Jour 1 – Comprendre et observer
Lire un bâtiment avec méthode – 1 h 15
Rôle et limites du professionnel de l’immobilier ; différence entre observation, hypothèse et diagnostic ; ordre de visite ; vocabulaire factuel.
Fissures et mouvements du bâtiment – 1 h 45
Typologies visuelles ; localisation et géométrie ; indices de mouvement ; retrait-gonflement des argiles ; erreurs de formulation à éviter.
L’eau dans le bâtiment – 2 h
Infiltration, condensation, remontées capillaires et fuites ; indices visuels ; rôle de la ventilation ; limites de l’observation sans mesure.
Toiture, charpente et combles – 2 h
Points d’observation depuis l’extérieur et l’intérieur ; apport de l’inspection par drone pour les zones inaccessibles, illustré en démonstration ; couverture et zinguerie ; déformations.
Jour 2 – Approfondir et sécuriser
Façades, enveloppe et matériaux – 1 h 30
Vieillissement normal ou désordre ; enduits, maçonneries, joints et interfaces ; bâti ancien et matériaux traditionnels.
Ventilation, énergie et rénovation – 1 h 15
Ventilation et qualité de l’air ; isolation et migrations de vapeur d’eau ; point de rosée ; risques liés à certaines rénovations.
Diagnostics immobiliers : savoir ce qu’ils ne disent pas – 1 h 15
Rôle et limites de leur périmètre ; diagnostic réglementaire et expertise du bâti ; points complémentaires à observer en visite.
Cas pratiques et posture professionnelle – 3 h
Analyse de cas réels ; hiérarchisation ; protocole photo ; fiche d’observation ; entraînement à la formulation orale ; évaluation finale.
Ce que vous, comme vos équipes, saurez faire à l'issue de la formation
- Structurer une visite selon un ordre d’observation fixe, du terrain aux combles, sans rien oublier.
- Repérer les signaux d’alerte visibles : fissures, humidité, toiture, charpente, façades et ventilation.
- Décrire un désordre en termes factuels, sans poser de diagnostic ni engager leur responsabilité.
- Constituer une trace exploitable : photos cadrées, observations écrites, questions posées au vendeur.
- Savoir à quel moment orienter le client vers un professionnel compétent, et comment le lui dire.
Une pédagogie de terrain
Les contenus sont construits à partir de dossiers d’expertise réels. Les participants travaillent sur des photographies de désordres authentiques, des cas de visite complets et des mises en situation où ils doivent observer, décrire, hiérarchiser puis formuler leur message au vendeur ou à l’acquéreur.
La boîte à outils remise à chaque participant
- Grille de visite technique : huit postes d’observation dans l’ordre du parcours, avec code de vigilance et zone d’observation.
- Protocole photo : les quatre vues à prendre pour chaque point relevé : situation, ensemble, détail, échelle.
- Fiche d’observation : le format d’écriture factuelle et la hiérarchisation des points de vigilance.
- Fiches mémo par famille de désordres : fissures, humidité, toiture et charpente, façades et enveloppe.
- Les signaux qui déclenchent toujours une orientation : la liste de référence, à garder dans la voiture.
- Cas pratiques corrigés : et les formulations professionnelles à reprendre telles quelles face au client.
Le formateur
Boris Mickovski, expert indépendant en pathologies du bâtiment. Vingt-six années dans le second œuvre et la rénovation, complétées par une formation en architecture.
Il intervient au quotidien sur des problématiques de fissures, d’humidité, de sinistres et de lecture globale du bâti, sans lien avec les assureurs ni les entreprises de travaux. La formation s’appuie sur ces situations réelles, pas sur des cas d’école.

Organisation et modalités
- Public visé : agents immobiliers, négociateurs, mandataires, responsables d’agence, syndics de copropriété, gestionnaires locatifs, notaires et collaborateurs d’étude, et plus largement tout professionnel de la transaction, de la gestion ou du patrimoine.
- Prérequis : aucun prérequis technique. Une pratique des visites immobilières est recommandée pour favoriser la mise en situation.
- Effectif : 4 à 10 participants, afin de préserver l’analyse de cas et les mises en situation.
- Modalités : présentiel, en session dédiée à votre structure ou en session ouverte.
- Accessibilité : les besoins liés à une situation de handicap sont étudiés en amont afin d’identifier les aménagements possibles.
Programme pédagogique détaillé remis sur demande.
Comment les acquis sont évalués
Les acquis sont vérifiés tout au long des deux journées : test de positionnement, mini-cas après chaque séquence, analyse d’un cas de visite complet et quiz final avec correction commentée.
Une attestation de fin de formation précisant la durée et les objectifs suivis est remise à chaque participant.
Formats et tarifs
Intra-entreprise
3 000 € HT le groupe
Session dédiée à votre équipe, de 4 à 10 participants, soit à partir de 300 € par personne.
Deux journées dans vos locaux ; à défaut, nous organisons la réservation d’une salle. Le contenu et les cas pratiques sont adaptés aux typologies de biens de votre secteur.
Participant supplémentaire au-delà de 10 : 250 € HT, 12 maximum. Hors frais de déplacement au-delà de 50 km, d’hébergement et de location de salle le cas échéant.
Inter-entreprises
790 € HT par participant
Session ouverte, de 4 à 10 participants.
Le format adapté aux petites structures, ou lorsque vous préférez former vos collaborateurs par petits groupes, à des dates différentes. Dates et lieu communiqués sur demande.
Financement
Les 14 heures de cette formation sont prises en compte au titre de l’obligation de formation continue des professionnels de l’immobilier et donnent lieu à une attestation nominative.
Sous réserve du respect, sur le cycle de trois années consécutives, des obligations spécifiques de formation relatives à la non-discrimination à l’accès au logement et aux autres règles déontologiques.
Pour une prise en charge par un fonds mutualisé – OPCO, France Travail – la session est portée par un organisme partenaire certifié Qualiopi. La prise en charge dépend de votre statut et des règles de votre financeur, et l’accord doit être obtenu avant la session ; nous vous accompagnons sur le montage du dossier. Comptez environ un mois d’instruction.
Activité de formation enregistrée sous le n° 53351279735. Cet enregistrement ne vaut pas agrément de l’État.
Aller plus loin
Après le Niveau 1, deux journées de perfectionnement de 7 heures prolongent la méthode. Elles se suivent indépendamment l’une de l’autre, dans l’ordre que vous voulez.
Du désordre au chiffre : situer un désordre, construire une fourchette de travaux défendable, hiérarchiser ce qui est urgent et ce qui attend.
L’écrit qui protège : documenter ce que l’on a vu, formuler une alerte, orienter vers l’expert, et pouvoir le prouver.
Chaque journée est prise en compte à hauteur de 7 heures au titre de l’obligation de formation continue des professionnels de l’immobilier – loi ALUR. Programme détaillé sur demande.
Chaque journée de perfectionnement : 390 € HT par participant en inter, 1 600 € HT le groupe en intra.
Parcours complet Niveau 1 + deux journées : 1 490 € HT par participant en inter, 5 500 € HT le groupe en intra.
Organiser une session pour vos collaborateurs
Nous ouvrons actuellement nos prochaines dates. Un échange téléphonique ou par e-mail suffit à cadrer le format, les dates et le nombre de participants.
Contactez-nousContactez Caroline : 02 22 44 42 46 contact@edifice-expert.fr
1er et 2 décembre
Questions fréquentes
Cette formation compte-t-elle au titre de mon obligation loi ALUR ?
Les 14 heures de la formation sont prises en compte au titre de l’obligation de formation continue des professionnels de l’immobilier. Chaque participant reçoit une attestation individuelle mentionnant la durée de l’action, les objectifs pédagogiques poursuivis et le numéro de déclaration d’activité de l’organisme. Cette prise en compte s’apprécie dans le respect des obligations applicables sur le cycle de trois années consécutives.
À qui s’adresse la formation ?
Aux agents immobiliers, négociateurs, mandataires, responsables d’agence, syndics de copropriété, gestionnaires locatifs, notaires et collaborateurs d’étude, ainsi qu’à tout professionnel de la transaction, de la gestion ou du patrimoine.
Faut-il des connaissances techniques préalables ?
Aucune. La formation est conçue pour des professionnels de l’immobilier, pas pour des techniciens du bâtiment.
Mes collaborateurs vont-ils savoir expertiser ?
Non, et c’est volontaire. Ils apprendront à observer, décrire et orienter. La frontière entre observation et diagnostic est enseignée explicitement : c’est elle qui protège l’agence.
Combien de participants ?
De 3 à 10. Au-delà, l’analyse de cas et les mises en situation perdent leur intérêt.
